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Une sonnerie stridente, un brouhaha infernal dans les couloirs au moment de la récrée, une cantine bondée ou encore une salle de classe agitée lors des travaux de groupe. Il ne faut certainement pas creuser très loin dans nos mémoires pour retrouver de bruyants souvenirs d’école.

De la maternelle à l'université les sources de bruit dans les lieux d’enseignement sont multiples. Pour le bien-être des élèves, des enseignants comme des personnels, garantir un environnement sonore de qualité dans ces espaces paraît primordial.

 

Les conséquences néfastes du bruit

En 2014, une étude du CIDB relevait que 74% des enfants sont gênés par les bruits à l’école, majoritairement par les camarades en classe[1].

Il est bien connu que l’excès de bruit affecte l’audition mais ce n’est pas là la seule conséquence néfaste provoquée par une trop grande exposition au bruit. Fatigue, stress, agressivité, maux de tête en sont également des symptômes.

Un environnement bruyant entraîne aussi des difficultés de concentration, ce qu’on a plutôt intérêt à éviter dans un lieu consacré à l’apprentissage.

Sans compter qu’une bonne intelligibilité de la parole y est capitale autant pour l’apprenant qui doit pouvoir comprendre une consigne sans difficulté que pour l’enseignant qui ne doit pas avoir à s’abîmer les cordes vocales pour se faire entendre.

Aussi le confort acoustique doit-il être au coeur des préoccupations liées à l’aménagement du bâtiment.

 

[1] Étude CIDB 2014 menée sur 844 élèves (moyenne d'âge 9 ans).

Des normes acoustiques insuffisantes en Franc

En France, le décret n°96-20 du 9 janvier 1995 relatif à la limitation du bruit dans les établissements d'enseignement, renforcé par l’arrêté du 25 avril 2003, fixe des valeurs minimales d’isolement acoustique ainsi que des niveaux de bruit et de durée de réverbération maximaux.

En imposant une norme pour la première fois, ce texte a été une avancée mais il paraît encore insuffisant et imprécis. Les valeurs de temps de réverbération manquent notamment de sévérité, ce que l’arrêté de 2003 n’a pas corrigé.

En effet, pour les salles d’enseignement supérieures à 250 m3, un temps de réverbération maximal d’1,2 seconde est imposé. Or, il s’agit de la même valeur que celle recommandée par les experts internationaux F. Alton Everest et Ken C. Pohlmann pour obtenir une acoustique optimale dans une église de même volume[1].

Pourtant, aucun enseignant ni élève ne supporterait longtemps d’avoir cours ou de déjeuner dans la nef d’une église. Pour le bien être de tous, il paraît donc nécessaire d’être plus exigeant et de chercher à respecter un temps de réverbération bien inférieur.

 

Les normes acoustiques anglaises et allemandes

Pour les salles d’une superficie inférieure ou égale à 250m3, un temps de réverbération maximal de 0,8 seconde doit être respecté en France.

On s’approche là des normes anglaises et allemandes mais celles-ci sont plus sévères. La norme allemande DIN 18041 fixe en effet un objectif de temps de réverbération à 0.6 secondes pour une salle de classe de 250m3. La même valeur est exigée outre-manche dans le Building Bulletin 93 anglais pour les salles de classes primaires nouvellement construites.

 

Des recherches prometteuses sur le design scolaire

Des chercheurs, architectes et designers français s’intéressent à l’impact de l’architecture et du design scolaire sur les usagers et s'accordent sur l’intérêt de prendre en compte l’intégralité de l’environnement dans lequel ils évoluent.

Il faut dès lors espérer que l’acoustique prenne toute sa place dans ces réflexions et que soient bien pris en compte les usagers en situation de handicap. Qu’ils soient élèves, personnels ou enseignants, qu’ils soient malentendants ou atteints d’un trouble autistique, pour eux, une bonne acoustique est fondamentale.

 

Des solutions acoustiques adaptées aux lieux d’enseignement

Qu’il soit existant ou en construction, tout espace peut être repensé pour atteindre un meilleur confort acoustique sans forcément que cela engendre des travaux importants.

Eviter les surfaces réfléchissantes tels que les sols carrelés ou les surfaces vitrées qui vont renvoyer le son et induire de la résonance est une première étape.

Ensuite, l’ajout de mobilier conçu avec des matériaux aux bonnes propriétés d’absorption du bruit tels que les mousses, les feutres ou encore les laines minérales permet une correction acoustique adéquate.

De nombreuses solutions acoustiques existent : panneaux suspendus ou muraux, des claustras mobiles, des rideaux ou encore des moquettes spécifiques. Elles permettent d’améliorer la qualité acoustique d’un lieu tout en y apportant une touche esthétique qui le mettra en valeur.

Pour accompagner les gestionnaires de ces administrations et les soutenir dans leurs projets, id | acoustique s'est engagé depuis cette année en créant le premier programme d'aide financière aux collectivités pour l'aménagement acoustiques des espaces d'apprentissage. Une initiative permettant une réduction de 20 à 50% sur ses prestations, à découvrir ici.

 

 

 

Campagne Sante Auditive au Travail 2020

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