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Selon la Fédération nationale de la chasse, en 2015, la France comptait plus de 1,1 million de chasseurs pratiquants. La chasse est aujoud'huile 3e loisirs des Français. A ce jour, peu de chasseurs aiment porter les protections par crainte de perdre les sensations sonores liées à la connexion à la nature. Pourtant la perception du monde sonore peut rapidement être gênée par des sifflements et/ou une gêne auditive associée. En ce début d'automne, Entendre le bruissement du vent dans les feuillages,  le bruit des animaux qui furètent, le fusil à l’épaule et marcher avec les chiens…un plaisir qui peut pour nombre d’entre vous disparaître subitement.

Vos oreilles n’ont pas de clapets pour se protéger naturellement des impacts du Bruit. Elles restent ouvertes, à la merci des dangers sonores. Et comme l’indique le Dr Pascal Foeillet, médecin ORL praticien et secrétaire général de l’Association JNA, « aucune douleur n’indique le traumatisme sur le moment  et le système auditif s’use prématurément à force de subir des pressions acoustiques excessives». Le tir peut atteindre une intensité sonore de 140 jusqu’à 160 dB en fonction de la longueur du canon.  Il s'agit de bruit dit "impulsionnels". La particularité de la détonation est de créer une pression acoustique se caractérisant par une intensité sonore extrême sur une très courte durée. Cet impact peut détruire les cellules de l’oreille à jamais. 


Rappelons que le seuil de danger pour l’oreille s’atteint au-delà de 85 dB. 160 dB est d’un niveau supérieur à l’intensité sonore générée par un avion au décollage. L’on pourrait penser que l’oreille la plus soumise à la pression est celle du côté du port de la crosse, mais en fait c’est celle qui est la plus proche de la sortie du canon. (soit l’oreille gauche pour un chasseur qui épaule à droite). 

C'est le traumatisme sonore aigu qui est à craindre. En une fraction de seconde, il peut abîmer les cellules sensorielles de l'oreille, de manière irréversible. C'est alors qu'apparaissent sifflements ou bourdonnements appelés acouphènes. 14 à 16 millions de personnes souffrent de ces symptômes ORL, passagers ou permanents. 

Plus encore, selon le Dr. Agnès Job, chercheure à l'institut de recherche biomédicale des armées, la succession de tirs peut créer des traumatismes chroniques provoquant l'atteinte des cellules sensorielles de l'oreille mais aussi celle des fibres du nerf auditif. La surdité apparaît. A ce jour, il n'existe pas de solutions médicales pour guérir ces lésions de l'oreille.  

Après 60 ans, la pratique de la chasse sans protections auditives peut accélérer l'apparition de surdités moyennes à sévères.

Une seul moyen d'éviter ces problèmes ORL est aujourd'hui de porter des protecteurs. 

Il existe des protecteurs passifs et des protections actives. Les protecteurs passifs sont dotés de valves permettant de protéger au moment de l'impact. Ils sont réalisés sur mesure auprès des audioprothésistes. Pour des chasseurs passionnés, il est préférable de s'orienter vers ces solutions prévues à cet effet que d'utiliser de simples protecteurs de loisirs en silicone. 

Pour les chasseurs très investis, des protections actives permettent à la fois de communiquer, d'entendre et de se protéger. Il s'agit de casques électroniques. Le leader en la matière est le Peltor chez 3M.

Point essentiel d’un casque électronique : sa qualité sonore. Le son est stéréo (comme l’oreille humaine) et le rendu est réellement bluffant. Nous testons souvent des caques électroniques, et ce qui nous parait essentiel c’est la capacité des casques à reproduire fidèlement les sons, mais surtout de permettre aux chasseurs de savoir d’où ils proviennent. Aujourd'hui grâce aux évolutions technologiques,  plongé au cœur de la forêt,  on est comme immergé dans un magasin Nature et Découverte ! Autre argument de poids : la légèreté et la maniabilité des nouvelles générations de casques.

Et pour ceux qui n'apprécient pas les casques, des intraauriculaires électroniques vont arriver sur le marché ! 

Conserver les plaisirs sans les désagréments est possible et fort heureusement, vous êtes de plus en plus nombreux à porter des protections. Faites passer le message.