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 Réalisé avec le soutien de Vincent Phénieux, responsable bureau d'études acoustique de la société id|acoustique (id-acoustique.com)

2/3 des actifs affirment que les nuisances sonores ressenties au travail au quotidien entraînent des conséquences négatives sur leur santé. Et plus d’un actif sur deux évoque une augmentation de sa fatigue et de son irritabilité en raison de ces gênes (Enquête Ifop-JNA 2019). Pour que le bien-être et l’harmonie règnent dans les open spaces, ne faudrait-il donc pas penser à soigner l’ambiance sonore de ces lieux ? En d’autres termes, pour s’entendre, ne serait-il pas nécessaire de bien entendre ?

Mettre fin à la pollution sonore dans l'espace de travail

Le bruit, c’est les autres. Seul 1 actifs sur 5 se dit responsable du bruit (Source : Enquête Ifop - JNA 2018 Les nuisances sonores et leurs impacts sur la santé). Or, l’abolition des murs pour créer des espaces collectifs ouverts a entraîné une amplification du bruit ambiant en permettant la propagation des bruits de chacun à travers l’espace commun.Cette production sonore est plus ou moins amplifiée par les caractéristiques techniques des locaux, en particulier les matériaux constituant les murs, le sol et le mobilier. Dans un espace composé de matières non-absorbantes, telles que le béton, le verre et le métal, les ondes sonores rebondissent et perdurent dans la pièce. C'est ce qui crée la résonance et provoque une élévation du niveau sonore par les usagers, qui paradoxalement, parlent de plus en plus fort... 

Or, il est nécessaire d’être vigilant car à partir de 60 dB de bruit ambiant, les difficultés de concentration sont conséquentes. L’ajout de matériaux acoustiques, fibreux ou poreux, permettra d’apporter un complément d’absorption et contribuera à réduire la résonance et, in fine, à améliorer l'ambiance sonore.

Organiser la circulation du son et des personnes dans les espaces

Pendant des décennies, les humains ont dû s’adapter à des structurations imposées dans leurs espaces de travail. Aujourd’hui, proposer un espace bien pensé permet d’influer positivement sur la vie sociale et la santé des collaborateurs tout en favorisant leur fidélisation.Chaque espace est singulier. Bien que les modèles de bâti puissent se ressembler dans leur structuration, c’est leur manière d’être habités qui leur confère une identité propre. De ce fait, chaque espace doit être analysé pour que la solution acoustique soit la plus en cohérence avec l’ADN social du lieu. Il faut alors étudier la circulation du son et celle des êtres humains mais aussi le mode d’habiter en vigueur dans l’espace en question. Le lieu et son architecture pourront ainsi s’harmoniser avec l’usage que les êtres en font. Dans un tel contexte, la standardisation des solutions paraît être préjudiciable.

Créer un espace de performance

La manière dont les collaborateurs peuvent s’approprier l’espace influe sur leur motivation. Un écosystème équilibré se crée alors. Mais contrairement à ce que de nombreux acteurs pensent, l’écosystème qui se crée est provoqué. La forme qu’il prend dépend en grande partie de la façon dont l’espace a été pensé ou non pour les activités qui s’y réalisent. Pour cette raison, ce n’est pas à l’homme de s’adapter aux espaces qu’on lui impose mais aux espaces de faire corps avec les habitudes de leurs usagers. L’harmonie est le produit de cette alchimie et de celle-ci naît la performance individuelle et collective ainsi que l’envie de s’investir sur le long terme dans ce cadre ou non. Un contrat moral implicite est posé. Pour les jeunes actifs, ce critère fait d’ores-et-déjà partie des arguments pour rester dans l’entreprise ou en changer.

Ainsi la première des erreurs est-elle de ne pas penser l’espace et croire à tort que les êtres humains vont quoi qu’il arrive s’adapter. Cela témoigne d’une intention. L’espace influe sur la qualité de vie et la santé des êtres qui l’habitent. Il peut contribuer à une ambiance sereine comme il peut générer des tensions qui pourraient être qualifiées « d’irrationnelles », au sens où l’on n’en comprend pas la cause. Or, l’espace doit aussi être perçu comme un contenant qui, par ses caractéristiques, invite aux débordements des comportements humains ou non ; invitent ou non au respect de ses usagers. Aussi, adapter un lieu de travail à l’activité qui s’y déploie et notamment y minimiser la pollution sonore, ne pourra-t-il qu’être bénéfique pour le bien-être des collaborateurs. Autant d’arguments qui les motiveront à faire vivre votre entreprise.

Plus d'informations sur Id Acoustique : id-acoustique.com