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Alors que 8 actifs au travail sur 10 déclaraient des difficultés de compréhension de la parole en raison du bruit et des expositions sonores au travail, le « brouhaha » environnant s’est estompé avec le confinement. Mais le confinement révèle le besoin d’oreilles vives pour comprendre la parole en mode « télétravail ».

Le quotidien de certains actifs s’est transformé en réunions téléphoniques ou en visioconférences successives. Les oreilles sont alors sollicitées et de la capacité à bien entendre dépend de l’état de fatigue lié à ces pratiques de communication nécessairement plus présentes. Ces pratiques quotidiennes vont mettre les oreilles en situation dite compétitive. Le niveau et la longévité de la compréhension dépendront de la dose

Dans le cadre de ses fonctions d'alerte et de plaidoyer, l'association JNA appelle l'opinion publique et les pouvoirs publics à intégrer l'audition comme un biomarqueur à suivre. L'état de celui-ci dépend en grande partie du bruit et des expositions sonores que l'on travaille dans le secteur tertiaire ou dans les secteurs classiquement dits exposés au bruit. La loi de santé au travail est calée sur l'orientation curative de la santé auditive. Or, par ses impacts sur la santé du cerveau, les impacts santé directs et indirects (commorbidités) sont loin d'être à la marge. Le manifeste JNA invite à faire autrement, à mettre en place une politique de santé disruptive de l'audition en alignement de l'engagement de tout mettre en place pour

Dans le cadre des fonctions d'alterte et de plaidoyer de l'association JNA, les experts experts scientifiques et médicaux de la JNA ont souhaité évaluer la réalité des impacts santé du bruit et des nuisances sonores subis sur le lieu de travail par les actifs au travail. L’association JNA et l’Ifop ont donc mené une enquête en ligne auprès d’un échantillon de 1 013 personnes, représentatif de la population française active occupée, âgée de 18 ans et plus, selon la méthode quotas, entre le 17 et le 18 septembre 2019. Les résultats sont alarmants, pour l’Homme et pour l’Entreprise.

CHIFFRES CLÉS TIRÉS DE L’ENQUÊTE :
• 59% des actifs français occupés, plus d’1 sur 2, déclarent être gênés par le bruit et les nuisances sonores au travail : + 7

 Réalisé avec le soutien de Vincent Phénieux, responsable bureau d'études acoustique de la société id|acoustique (id-acoustique.com)

2/3 des actifs affirment que les nuisances sonores ressenties au travail au quotidien entraînent des conséquences négatives sur leur santé. Et plus d’un actif sur deux évoque une augmentation de sa fatigue et de son irritabilité en raison de ces gênes (Enquête Ifop-JNA 2019). Pour que le bien-être et l’harmonie règnent dans les open spaces, ne faudrait-il donc pas penser à soigner l’ambiance sonore de ces lieux ? En d’autres termes, pour s’entendre, ne serait-il pas nécessaire de bien entendre ?

Mettre fin à la pollution sonore dans l'espace de travail

Le bruit, c’est les autres. Seul 1 actifs

Campagne Sante Auditive au Travail 2020

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