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Pour Zoé Besmond de Senneville « C'est arrivé petit à petit et d'un coup, en même temps. Les acouphènes arrivent. Au début, on vit avec sans avoir pris conscience qu'ils étaient installés là, dans le creux de ma tête, dans le creux de mes sens. Ils ont pris la place de sons. Les oreilles ont mal à répétition. Je ne comprends pas et ne veux pas comprendre. Je ferme les yeux, me soigne comme je peux pour ne plus avoir mal, en privilégiant l'approche la plus douce pour mon corps ». Rencontre de Zoé Besmond de Senneville qui livre son chemin. Un cheminement inspirant.

 

JNA : Votre Journal de mes oreilles s’apparente à un journal intime, qu’est-ce qui a motivé sa parution ?

Zoé Besmond de Senneville : La perte auditive due à

Président de la commission technique du Conseil national du bruit, René Gamba est le fondateur de Gamba Acoustique, un bureau d’études spécialisé dans l’acoustique...

Vous êtes souvent intervenu en entreprise pour travailler sur l’acoustique des lieux. Que constatez-vous globalement ?

La mode du partage des espaces de travail entend répondre à deux objectifs: d’une part, faire des économies de mètres carrés, de cloisons, d’équipements, d’autre part permettre une interaction positive entre les salariés.

Or cette idée selon laquelle on peut mieux communiquer dans un bureau partagé ne se vérifie que partiellement.

La solution est de bien analyser les interactions réelles, et d’en déduire une organisation de

Responsable de projets en Santé Environnement au Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB), docteur en psychologie de l’environnement, Valérie Rozec mène aussi des actions de sensibilisation en milieux scolaire et professionnel.

A l’école, une communication réussie en classe, c’est le gage d’un temps moins long consacré à la maison à faire ses devoirs et à apprendre ses leçons.

Depuis 40 ans, des études ont montré l’impact négatif du bruit sur la performance dans les établissements scolaires.

Qu’elles viennent de l’environnement extérieur – transports par exemple – ou de l’intérieur, les nuisances sonores perturbent les échanges entre les enseignants et leurs élèves avec des conséquences qui

Conseiller d’Etat, Lionel Collet a été conseiller spécial de la ministre de la santé Agnès Buzyn, mais il a également présidé l’Agence nationale de santé publique.

L’audition est-elle un enjeu de santé publique ?

« Oui, doublement. Tout d’abord pour les conséquences du bruit sur l’audition proprement dite, ensuite, plus globalement, pour les impacts du bruit sur notre santé.

Concernant l’audition, on sait depuis des années qu’un bruit excessif, qu’il intervienne dans le milieu professionnel, au cours des activités de loisirs ou dans notre vie quotidienne, a des conséquences négatives. Les pouvoirs publics ont d’ailleurs pris des mesures de prévention et de protection : par exemple la limitation réglementaire du

Anaïs Roy a travaillé pendant 10 ans de le domaine socioculturel comme animatrice, assistante sanitaire, directrice d’accueils collectifs pour mineurs et périscolaire. Des lieux d'accueil où le bruit et les nuisances sonores font légion. Et certains jeunes eux-mêmes se plaignaient de la fatigue occasionnée par ce bruit permanent. Sensibilisée en tant que salariée et par les témoignages de ces jeunes, Anaïs Roy a eu l'idée de créer une démarche de sensibilisation des jeunes en s'appuyant sur un outil appelé DECIBRUIT. Rencontre dans la région Bordelaise.

JNA : Quels sont les objectifs de DECIBRUIT ?

Anaïs Roy : le décibruit est un outil que j'ai souhaité créer pour tendre à l'autorégulation du bruit. Il doit permettre

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