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Président de la commission technique du Conseil national du bruit, René Gamba est le fondateur de Gamba Acoustique, un bureau d’études spécialisé dans l’acoustique...

Vous êtes souvent intervenu en entreprise pour travailler sur l’acoustique des lieux. Que constatez-vous globalement ?

La mode du partage des espaces de travail entend répondre à deux objectifs: d’une part, faire des économies de mètres carrés, de cloisons, d’équipements, d’autre part permettre une interaction positive entre les salariés.

Or cette idée selon laquelle on peut mieux communiquer dans un bureau partagé ne se vérifie que partiellement.

La solution est de bien analyser les interactions réelles, et d’en déduire une organisation de

Responsable de projets en Santé Environnement au Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB), docteur en psychologie de l’environnement, Valérie Rozec mène aussi des actions de sensibilisation en milieux scolaire et professionnel.

A l’école, une communication réussie en classe, c’est le gage d’un temps moins long consacré à la maison à faire ses devoirs et à apprendre ses leçons.

Depuis 40 ans, des études ont montré l’impact négatif du bruit sur la performance dans les établissements scolaires.

Qu’elles viennent de l’environnement extérieur – transports par exemple – ou de l’intérieur, les nuisances sonores perturbent les échanges entre les enseignants et leurs élèves avec des conséquences qui

Conseiller d’Etat, Lionel Collet a été conseiller spécial de la ministre de la santé Agnès Buzyn, mais il a également présidé l’Agence nationale de santé publique.

L’audition est-elle un enjeu de santé publique ?

« Oui, doublement. Tout d’abord pour les conséquences du bruit sur l’audition proprement dite, ensuite, plus globalement, pour les impacts du bruit sur notre santé.

Concernant l’audition, on sait depuis des années qu’un bruit excessif, qu’il intervienne dans le milieu professionnel, au cours des activités de loisirs ou dans notre vie quotidienne, a des conséquences négatives. Les pouvoirs publics ont d’ailleurs pris des mesures de prévention et de protection : par exemple la limitation réglementaire du

Anaïs Roy a travaillé pendant 10 ans de le domaine socioculturel comme animatrice, assistante sanitaire, directrice d’accueils collectifs pour mineurs et périscolaire. Des lieux d'accueil où le bruit et les nuisances sonores font légion. Et certains jeunes eux-mêmes se plaignaient de la fatigue occasionnée par ce bruit permanent. Sensibilisée en tant que salariée et par les témoignages de ces jeunes, Anaïs Roy a eu l'idée de créer une démarche de sensibilisation des jeunes en s'appuyant sur un outil appelé DECIBRUIT. Rencontre dans la région Bordelaise.

JNA : Quels sont les objectifs de DECIBRUIT ?

Anaïs Roy : le décibruit est un outil que j'ai souhaité créer pour tendre à l'autorégulation du bruit. Il doit permettre

La place est désormais à la prévention primaire afin de convaincre les salariés des secteurs dits bruyants d'utiliser les PICB en continu. Les démarches doivent apporter du sens et faciliter l'acceptation du PICB comme outil pour prendre soin de soi. Une révolution culturelle portée par la JNA et des acteurs comme le laboratoire Cotral. Analyse du leader de la protection sur mesure. 

JNA : 59% des actifs en poste déclarent être gênés par le bruit et les expositions sonores sur leur lieu de travail. 28% ont des PICB à leur disposition et plus particulièrement 66% dans l’industrie et seulement 38% dans la construction, comment analysez-vous ces données ?

CotralLab : Le secteur de la construction se caractérise

Campagne Sante Auditive au Travail 2020

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